Réf ABG-139802 Stage master 2 / Ingénieur Durée 6 mois Salaire net mensuel 1000 $
09/07/2026
Fanny Renois
Lieu de travail
Saint-Hyacinthe, QC Canada
Champs scientifiques
Santé, médecine humaine, vétérinaire
Mots clés
PFAS, Streptococcus suis, intestin, réponse immunitaire épithéliale, organoïdes
Établissement recruteur
Site web :
http://www.cripa.center
Laboratoire d'accueil du stage : Département Pathologie et Microbiologie – Laboratoire CRSV et Laboratoire d’immunologie vétérinaire (CIMIA)
Adresse du stage (avec pays) : Faculté de Médecine Vétérinaire, 3200, rue Sicotte, Saint-Hyacinthe, QC J2S 2M2, Canada
Site web du lieu de stage : https://www.cripa.center / https://www.gremip.com
Encadrement : Nom et prénom du responsable de stage : Renois, Fanny (directrice) / Meurens, François (co-directeur)
Fonction : Professeure en Santé Publique Vétérinaire / Professeur en Immunologie Vétérinaire
Téléphone : +1 450 278 1842 / +1 579 489 3270
Email : [email protected] /
[email protected]
Description
Titre du projet : "Impact des PFAS sur la santé intestinale porcine et la modulation de la pathogénicité de Streptococcus suis sérotype 2 – Focus sur la réponse immunitaire épithéliale et organoïde"
Contexte et pertinence Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont des contaminants environnementaux omniprésents y compris dans les élevages porcins, suspectés d’altérer la santé intestinale en augmentant la perméabilité, en provoquant une inflammation chronique et en déséquilibrant le microbiote. Streptococcus suis sérotype 2, un pathogène majeur responsable de méningites, septicémies et pneumonies, représente un enjeu économique et sanitaire important. Sa capsule polysaccharidique (CPS), codée par le gène cps, est un facteur de virulence clé, protégeant la bactérie contre le système immunitaire et favorisant son adhésion. Cependant, l’influence des PFAS sur la réponse immunitaire intestinale et leur interaction avec S. suis restent mal comprises. Les PFAS pourraient perturber la barrière épithéliale, moduler la réponse immunitaire innée, altérer l’expression de gènes de virulence ou exacerber les différences de pathogénicité entre la souche sauvage et un mutant non encapsulé (Δcps).
Hypothèse de recherche Les PFAS compromettent la résilience des porcs face à S. suis sérotype 2 via un affaiblissement de la barrière intestinale, une modulation de la réponse immunitaire épithéliale et organoïde, et une exacerbation des symptômes infectieux. Les PFAS pourraient potentialiser l’inflammation induite par S. suis en activant des voies pro-inflammatoires comme NF-κB ou MAPK, avec des différences marquées entre la souche sauvage et le mutant Δcps. Une synergie entre les PFAS et la CPS pourrait aggraver la virulence de la souche sauvage, tandis que les PFAS pourraient partiellement restaurer la virulence du mutant Δcps via d’autres mécanismes immunitaires ou de virulence.
Objectifs du stage L’objectif principal est de comparer l’impact des PFAS sur l’intégrité de la barrière intestinale, la réponse immunitaire épithéliale et organoïde, ainsi que la pathogénicité de S. suis sérotype 2 (souche sauvage vs. mutant Δcps). Les objectifs spécifiques incluent la caractérisation des effets des PFAS sur la perméabilité intestinale et l’expression des protéines de jonction, l’analyse de la réponse immunitaire locale via la mesure de cytokines pro- et anti-inflammatoires, l’évaluation de l’activation des voies de signalisation comme NF-κB ou MAPK, et l’étude de la modulation de la pathogénicité bactérienne (adhésion, invasion, expression de gènes de virulence, production de suilysine).
Méthodologie Des cellules épithéliales intestinales porcines (IPEC-1) et des organoïdes intestinaux dérivés de cryptes de jéjunum seront exposés à trois cocktails de PFAS, puis infectés par S. suis sérotype 2 (souche sauvage P1/7 ou mutant Δcps). La perméabilité intestinale sera évaluée par TEER et test au FITC-dextrane, tandis que l’expression des protéines de jonction sera analysée par immunofluorescence. La réponse immunitaire sera étudiée via la mesure de cytokines par PCR quantitative ou ELISA, ainsi que l’activation des voies de signalisation (NF-κB, MAPK) par Western Blot. Le recrutement de cellules immunitaires (lymphocytes T, macrophages, neutrophiles) sera évalué par immunomarquage dans les organoïdes. La pathogénicité de S. suis sera analysée par des tests d’adhésion/invasion, l’expression des gènes de virulence (cps, sly, mrp, epf) par PCR quantitative, et la production de suilysine par test d’hémolyse ou ELISA.
Profil
Informations avant de candidater :
Vous devez déjà avoir déjà en main un passeport valide pendant la durée totale de votre stage.
Permis de travail au Canada : Votre stage excède une durée de plus de 120 jours, vous devrez obtenir un permis de travail pour rentrer au Canada. Le processus d’obtention auprès des services de l’immigration est long même pour les personnes de nationalité française (entre 4 à 6 mois). Vous serez accompagné par le service d’immigration de l’UdeM pour vos démarches mais il faut être réactif. Votre superviseur réglera les frais liés à ce permis de travail.
Aide financière : Une fois que vous êtes sélectionné pour ce sujet de stage, vous pouvez déposer avec l’aide de votre superviseur une demande de bourse d’un montant de 6000$ (CAD) auprès de MITACS – A noter que votre superviseur ne peut vous donner la garantie d’obtenir la bourse. Attention, votre demande doit être remplie 12 à 16 semaines avant la date de début du projet. Pour tout renseignement, veuillez consulter ce lien : https://www.mitacs.ca/fr-ca/nos-programmes/bourse-de-recherche-globalink/
Prise de fonction
11/01/2027